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SUJET : WE CHATEAU ARNOUX JOUR 2

WE CHATEAU ARNOUX JOUR 2 10 Mai 2023 09:18 #9497

Le temps est gris ce matin, les températures plus clémentes. Nous commençons la rando par passer dans le village des Mées, juste sous les falaises de cette curiosité naturelle que nous, comme beaucoup, n’avions jamais vu que de l’autoroute. Impressionnant.

Nous poursuivons en direction du premier col de la journée, le col de Puimichel. 7,6km d’ascension à 5% de moyenne, une seule voiture croisée dans la montée. Parfait pour se mettre en jambe… on discute en montant au train, sans même remarquer les km qui défilent. Edmond me demande, « mais on est déjà arrivés ? ». J’en profite pour lui suggérer de rallonger le parcours et de rajouter une difficulté pour passer par Valensole. Edmond décidément très en forme malgré l’escapade de la veille est d’accord. C’est parti pour la descente ! Enfin… non. On commence pas continuer à monter un peu – et on se dit qu’ils ont dans le coin un problème avec la définition de ce qu’est un col. La route est très belle, sinueuse, au milieu de cette végétation provençale qui nous dépayse. Un peu plus bas, on traverse à 50km/h de multiples champs de lavandes et d’oliviers, que le soleil se décide à illuminer. Magique. C’est déjà l’heure du café : on s’arrête pour cela à Oraison. Edmond s’achète une brioche (faute de pain au chocolat) qu’il range précocionneusement dans sa sacoche pour plus tard. J’ai finit par comprendre que la viennoiserie dans la sacoche de guidon d’Edmond marchait comme une carotte devant un mulet …

Puis commence l’ascension supplémentaire pour nous amener sur le plateau de Valensole. Il fait chaud, mais les pourcentages relativement modiques de la côte nous permettent sans grande difficulté d’arriver dans un univers très différent. Encore quelques petites bosses et c’est le plat. Des champs de lavandes à pertes de vue, et les montagnes se dessinant au loin à 360°. Alors que je voulais prendre la route de Puimoisson, on se trompe et on prend la départementale. De grandes lignes droites, plates, avec un léger vent de dos. Ca réveille mon instinct de rouleur, je dis à Edmond de prendre la roue et on file à 35km/h pour rompre la monotonie. Edmond fatigue, et me propose de nous arrêter pour manger. Ca me donne très faim tout à coup. Mais on ne va pas s’arrêter au bord de départementale. On voit un panneau indiquant « BRUNET 3km ». Petite pause pour regarder la carte. On se rend compte qu’on s’est trompé de chemin, et décidons de rejoindre Brunet par la petite route, qui va ainsi nous permettre de rejoindre l’itinéraire initial. Quelle bonne idée ! La route est une succession de petites épingles pentues, au milieu d’une forêt primaire, qui nous laisse de beau points de vue sur la vallée. C’est parfait pour nous arrêter pique-niquer, sous le regards de deux rapaces qui tournent au-dessus de nos tête. Après le casse-croute et la petite descente vers Brunet, nous profitons de la tranquilité de l’itinéraire qui alterne faux plats montants et descendants au milieu des champs. Regarde ! Dis-je à Edmond ! Des biches à 20m. La première nous a vu et se met à bondir au milieu du champs en direction de la forêt. La jambe sont lourdes … Le vent défavrable, on peine à maintenir le rythme. Il nous faut absolument un café. Les 10km nous séparant de « La bégude » sont long. Très long. On rêve de l’espresso qui nous y attendra sûrement. Arrivés sur place, belle surprise, au lieu d’un bistrot, c’est un petit resto : Edmond propose de prendre aussi le dessert, tant qu’à faire. Deux boules de glace avec « un peu » de chantilly pour lui, et une crème brulée pour moi. On prend le temps de déguster, et pour moi, de prendre des nouvelles de ma fille.

Cette pause nous fait un bien fou, et on repart plein de sucre et d’entrain pour attaquer la troisième difficulté du jour, le col d’Espinouse. Après un petit raidillon, la route s’aplatit ... les panneaux indiquent un sommet à 8 km. Les km défilent et la route reste désepéremment plate. 2, 3% … Décidément, les cols sont bizarres dans la région. On découvre le concept du col plat. Tout à coup, un panneau indique le sommet à 1.7km, avec 5, puis 7% à 700 m ! Enfin un peu de pente. Je préviens Edmond que je l’attends en haut, j’ai les jambes molles et me dis qu’un petit coup de fouet au palpitant les réveillera. Quel spectacle en arrivant ! Je découvre un panorama somptueux sur toute la vallée. Edmond ne tarde pas à arriver et on décide de ne pas s’éterniser, on a encore une trentaine de km à parcourir et on tient à arriver à l’heure pour l’apéro. Une nouvelle fois, la route s’élève encore après le col … avant de plonger littéralement dans la vallée. Je fais la descente à fond, boosté par mon sprint en haut du col. La route est étroite, sinueuse, parsemée d’épingles, et assez pentue. Elle surplombe la vallée et c’est un régal que piloter et relancer nos machines. Je me retourne, Edmond n’est qu’à 100m derrière moi. Tiens, me dis-je, à lui aussi les paysages provençaux lui donnent des ailes. Je poursuis donc en pédalant dans la descente, arrive un peu de vite dans un virage où mon pneu arrière dérape un peu. Ouf, ça passe sans chute ni frayeur – sauf pour Edmond qui ne pouvait pas voir la fin du virage et espérais ne pas me retrouver en contrebas ! On continue la descente les pieds sur les pédales, pour continuer à profiter de ce sentiment de liberté que nous offre cette plongée dans la vallée. Nous n’avons que quelques km de plaine bosselé avant la dernière difficulté, et on décide qu’on a bien mérité un goûter. Les deux boules de glaces d’Edmond sont en effet déjà dépensées.

Les denier col ne fait que 3,5km, toujours en pente raisonnable. Je fais les dernières centaines de mètre à bloc pour retrouver des sensations. Plus que 20km avant Château Arnould, dont 10km de descente sur petite route avant la nationale. On s’élance. La route est encore plus petite cette fois, de mauvaise qualité avec parfois un peu d’herbe au milieu. Elle est hyper ludique car parsemée de côtelettes qui s’avalent sans peine avec un peu d’élan et quelques tours de pédales sur gros braquet. Je fonce car c’est si terriblement amusant que de jouer à rester au-dessus des 35 km/h sur ce genre de route plus adaptée aux tracteurs qu’à autre chose. Je me retourne quand même pour voir si Edmond suit … Et là il en profite pour me double en trombe. A en voir son sourire, lui aussi s’amuse comme un enfant dans ces montagnes russes ! On arrive finalement sur la nationale. Un long faux plat descendant avec un peu de vent et un bitume impeccable. Je dis à Edmond de prendre ma roue : il va falloir tabasser pour arriver avant 17h … Position aéro, le cul sur l’avant de la selle, je pousse et je tire le plus souplement possible, à la limite de l’essouflement. 40-45 km/h, les km filent vite, mes jambes tournent bien. Il faut lutter contre le vent, plus terrible que les pourcentages des cols provinciaux. Au loin, le ciel devient menaçant … je me retourne pour indiquer à Edmond qu’on doit se dépêcher avant l’orage … et me rend compte qu’il a décroché. Je l’attends, le raccroche au porte-bagage, il tient quelques centaines de mètres avant de décrocher à nouveau. Bon, après plus 110 km et 5h sur le vélo, je ne peux pas lui en tenir rigueur. On baisse donc le rythme et rentrons quand même sur un bon train à Château-Arnoult. L’orage nous tombe littéralement sur la tête au panneau indiquant l’entrée de l’agglomération. Dommage, à 10 minutes près, on rentrait sec.

Bilan du jour : 124 km à 21.8 km/h de moyenne, 1700m de dénivelé.
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WE CHATEAU ARNOUX JOUR 2 10 Mai 2023 09:19 #9498

La video du parcours :
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WE CHATEAU ARNOUX JOUR 2 10 Mai 2023 09:21 #9499

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